Interview de Dominique Gambier
Dominique Gambier, Maire de Déville lès Rouen, est aussi Vice Président de la Région Haute Normandie et 3ème Vice Président de l'agglomération de Rouen (voir sa fiche sur Wikipédia et son site).
- Vous avez soutenu la candidature de Ségolène ROYAL lors de la campagne interne au Parti Socialiste ; vous étiez peu nombreux parmi les responsables socialistes de Seine Maritime ; comment réagissez vous à cette désignation maintenant ? (Pour mémoire le mandataire de Ségolène Royal était Yvon Graïc, membre de la section PS de Mont Saint Aignan)
Je suis évidemment très heureux de sa désignation et des résultats qu’elle a obtenus, au plan national bien sûr, mais aussi dans la deuxième circonscription, ou dans le canton de Mont Saint Aignan, où elle arrive en tête des candidats. Pour ma part, je n’ai jamais caché mon soutien à sa candidature, car elle tient un discours de vérité, sans tabous, un discours modeste laissant la place au débat, aux citoyens, un discours novateur qui essaie d’affronter les problèmes de la vie quotidienne. Je me retrouve parfaitement dans sa capacité à être, au sein du Parti Socialiste, une femme libre, comme je veux être moi-même un homme libre.
- Comment vous situerez vous dans la campagne à venir ?
Je serai très actif dans la campagne à venir, à la fois en participant à la réflexion à ses cotés, mais aussi, comme elle le souhaite, en lui faisant remonter les réactions de nos concitoyens à ses propositions. Je participerai aux débats qu’elle souhaite sur un certain nombre de thèmes comme « l’égalité des chances », « la vie chère », « les multiples formes de violence » ou « l’excellence environnementale ». Je travaillerai à l’animation des nombreux comités de soutien qui se mettent en place en Région, et à Mont Saint Aignan je l’espère.
- On vous a prêté l’intention d’être candidat aux législatives. Qu’en est il?
J’ai été Député de la seconde circonscription et j’avais effectivement quelque légitimité à être candidat. Mais, je ne suis pas , à ce jour, candidat aux législatives. Le Parti Socialiste a désigné dans des conditions que je regrette, son candidat dans la deuxième circonscription (François Zimeray). C’est un choix que n’a pas approuvé plus de la moitié des militants, mais c’est, pour l’instant, le choix qui est fait. Pour moi la priorité c’est l’élection présidentielle qui évidemment pèsera fortement sur la suite.
- Comment vous situez vous par rapport à François Zimeray ?
Pour être très honnête, il est vrai que je ne me retrouve pas dans la candidature de François Zimeray pour deux raisons au moins :
– La première tient à son éloignement du terrain. Il vit, il travaille, à Paris ; c’est un choix que je respecte, mais, et Ségolène Royal a beaucoup insisté sur ce point, il faut aujourd’hui reconstruire la confiance entre les élus nationaux et nos concitoyens, et ceci passe par plus de proximité, une meilleure connaissance des réalités du terrain. La présence, la proximité, la disponibilité sont pour moi indispensables.
– La seconde tient à une certaine conception que j’ai de la démocratie représentative : Un député de circonscription est un citoyen, choisi parmi les citoyens du territoire qu’il représente ; là encore, François Zimeray est élu adjoint au Maire et électeur à Petit Quevilly, et non pas dans la circonscription qu’il est sensé représenter. Je l’ai dénoncé lorsque Pierre Albertini était à la fois Maire de Rouen et Député de la seconde circonscription, ou lorsque Jacques Chirac était Maire de Paris et Député de Corrèze. Nos concitoyens ne comprennent pas ces « parachutages », et c’est aussi ce qui les éloigne de la politique.


Je n'attaque pas Dominique Gambier, j'exprime plutôt un souhait pour que la vie politique évolue un peu. J'ai malgré tout une préférence pour "on est élu là où on habite", ça peut avoir l'air un peu rétrograde à l'heure de la mobilité professionnelle choisie ou imposée mais ça me semble plus cohérent et ça évite les conflits d'intérêts comme la position de Pierre Albertini sur le cinéma des plateaux Nord qui a changé quand il a changé de géographie élective...
Rédigé par: Michle | 13 décembre 2006 at 02:43
"voter la ou on vit" n'est pas voter ou on habite, sauf si je ne sais plus lire : vivre ou on vit c'est soit la ou on habite,soit ou on travaille,soit ou on paye c'est impot,soit ou on fait du sport, ... c'est l'endroit ou on fait qqchose!!! c'est pas la ou on est parachuté !!
Rédigé par: patrice | 12 décembre 2006 at 10:36
Vu sur le site national du PS :
Campagne "je vote où je vis" orchestrée par les "nouveaux" amis de M. Gambier (Julien Dray, Jack Lang, Ségolène Royal..). M. Gambier doit voter à Mont Saint Aignan, là où il habite.
MJS Mouvement des Jeunes Socialistes
Rédigé par: Lydie hauchecorne | 11 décembre 2006 at 17:25
Tout à fait d'accord avec Michèle qui dit que les élites masculines trustent les places. C'est d'abord vrai avec Dominique Gambier ! Avoir été autant de fois candidat et avoir autant de fois perdu, c'est une gloire qu'il faut savoir sagement ranger. Sans honte mais avec humilité. Et apprendre à laisser la place à d'autres. Sans aigreur. Il n'a pas été candidat en interne ? (et qu'il fasse croire qu'il ne pouvait pas... ca fait sourire...) Qu'il fasse autre chose. Il n'aime pas Zimeray ? Qu'il laisse sa place de vice-pdt, quelqu'un s'en chargera aussi efficacement que lui. Pas de problème. De même, vu l'analyse brindezingue de désir d'avenir dans le bulletin de darnétal, il faut que M. Gambier et son ami-qui-se-prétend-toujours-mandataire-après-l'election-interne arrête de regler leurs comptes publiquement. Les socialistes qui ont choisi Ségolène n'ont pas voté pour aider ses messieurs à solutionner leurs vieilles douleurs...
Rédigé par: pierre hélin | 11 décembre 2006 at 16:22
pour répondre à Pierre Hélin si on ne veut pas caricaturer ,il faut au moins lire ce qu'écrit Gambier ; il pose la question du lien entre le candidat et le territoire ou il se présente : il ne dit pas il faut qu'il habite , il faut qu'il travaille, il faut qu'il soit élu, mais il dit qu'il doit y en avoir un ; avec Zimeray, il n'y en a aucun ; c'est ça le problème
Rédigé par: joel | 10 décembre 2006 at 19:51
Réponse à k-zero ; et GUEGOT elle est aussi vice présidente de l'agglo avec Zimeray ; elle ne va rien dire sur lui ? les élus de l'agglo sont d'abord élu dans leur commune !!
Rédigé par: arthur | 10 décembre 2006 at 19:45
Le problème de l'éloignement des élus est réel. Le problème du cumul des mandats a été légèrement atténué mais... La politique change et tant mieux, les élites masculines qui trustent les places, c'est de la politique à la papa ! Espérons que les règles vont changer aussi, par exemple obligation à un maire, un député, d'avoir sa résidence principale dans la ville où il est élu, c'est une question de cohérence. Question parachutage, rien n'est grave si le parachuté respecte ces règles et choisit entièrement l'endroit qu'il défend. C'est le cas et pour Alain Le Vern et pour Yvon Robert. Lecanuet habitait à Neuilly, pourquoi ? Rouen pas assez chic ? Etre élu n'est pas un simple travail, c'est un choix de vie et les gens en ont assez d'avoir des VRP de la politique.
Rédigé par: Michèle | 07 décembre 2006 at 19:27
M.Gambier, si on suit votre raisonnement sur le cru, sur celui qui est élu et légitime là où il vit, comptez-vous habiter la ville que vous administrez (Déville) puisque ce n'est pas le cas ? Rajoutez à vos bonnnes reflexions sur la légitimité celle sur la transparence et l'honnêteté vis-à-vis des électeurs. Et puis, considérez que le choix irrationnel fait à Mme Royal (par 100 socialistes et quelques...) n'est pas un choix pour vous même si vous nous dites vous sentir aussi "femme libre" que Marie-Ségolène...
Restez humble comme vous prétendez que sera sa campagne et indiquez bien vos "5 fois candidats" dont "4 fois perdants" pour que la Gauche fasse le tri ! Marie Ségo a raison, l'heure est au changement !
Pierre Hélin
Rédigé par: pierre hélin | 07 décembre 2006 at 17:25
Du calme ! Je ne cherche pas à polémiquer ; je pose la question de ce qui fonde la légitimité d'un candidat à représenter un territoire ? comment acquiert on cette légitimité? c'est tout de même une question que l'on peut se poser même si elle dérange.
Rédigé par: Dominique GAMBIER | 06 décembre 2006 at 09:22
franchement on s'en fout des pleurnicheries des mecs déçus de la politique. "j'ai pas eu ma plaplace, les méchants me l'ont volée." la politique est finalement un monde d'enfants mal torchés. Mr Gambier a été battu au début des années 1990 (pourtant j'avais voté pour lui)... oui oui au début des années 1990... alors quand il parle du changement à la Ségolène, il me fait rire. il représente le passé, un passé battu de plus. alors oui à Zimeray. et puis Yvon Robert était avant d'être maire de Rouen, adjoint au maire de Grand ou Petit-Quevilly... commme Le Vern avant d'être parachuté dans le Pays de Bray. alors monsieur Gambier, que pensez-vous de leurs parachutages ? une erreur ?
Rédigé par: jkot | 05 décembre 2006 at 20:07
L'attitude de Dominique Gambier est plutôt contestable : François Zimeray a été élu par les militants socialistes au cours d'un vote démocratique et Dominque Gambier n'était même pas candidat. Sa démarche est étrange car il est tout de même VP de François Zimeray.
Rédigé par: Zorro | 05 décembre 2006 at 15:40
tu parles d'un parachutage !!!! il est tout de même président de l'Agglomération de Rouen... non ? et comme le dit Dominique Gambier, il faut du changement : quand on a été député, puis battu, ben faut laisser sa place à quelqu'un d'autre. non ?
Rédigé par: K-Zéro | 05 décembre 2006 at 10:10