08 mai 2008

Pas de "briseurs de grève" à Mont Saint Aignan ?

L'an dernier, le gouvernement avait lancé une mesure controversée consistant à demander aux employés municipaux d'assurer un service minimum dans les écoles primaires où les enseignants faisaient grève.

Une convention avait été signée entre la Ville de Mont Saint Aignan et l'Etat et avait fait l'objet d'un débat en Conseil Municipal. Au cours de ce débat (le 22 février), l'opposition PS et Autrement s'était abstenue, le PC (Mme Gest) avait voté contre. Vous retrouverez ce débat en vidéo dans cette note.

Pour résumer la vidéo, M. Léautey n'était pas opposé à la mesure mais il lui semblait que les élèves pouvaient être reçus même sans ce dispositif. Il demandait plus d'éléments de comparaison pour se prononcer. L'adjointe aux Affaires Scolaires faisait observer que, sans ce dispositif, les classes recevant les élèves étaient surchargées. Elle indiquait que les parents s'organisaient aussi pour ne pas envoyer leurs enfants en classe lors de jours de grève et qu'enfin, le nombre d'enseignants grévistes était faible à Mont Saint Aignan. Pour mémoire, au niveau national, le PS avait clairement indiqué son opposition à cette mesure.

Cette année, la convention a été de nouveau proposé par le gouvernement dans le même contexte de controverse (voir les articles du Monde ou de Libé, par exemple).

J'ai donc interrogé par courrier électronique la Mairie pour savoir quelle serait la position de la Ville cette année.

Peu de temps après, j'ai découvert qu'un mail a été envoyé aux Directrices d'Ecoles de Mont Saint Aignan répondant à ma question :


Grève du 15 Mai 2008

Mesdames les Directrices,

Je vous informe que la Ville de Mont-Saint-Aignan ne souhaite pas renouveler l'expérience du service minimum d'accueil  des élèves par des animateurs périscolaires, lors de la grève du jeudi 15 mai prochain. Vous remerciant par avance de votre coopération dans l'information des parents, je reste bien sûr à votre disposition pour en discuter.


Martine Gest
Adjointe au Maire chargée des affaires scolaires
 

Quelle est votre position sur le dispositif, sur la décision de la Mairie, en tant que parents, qu'enseignant, comme lecteur du blog :-) etc... ?

Bien entendu, j'espère recevoir un message détaillé de la Mairie d'ici quelques jours.

Mise à jour :
Je découvre une coïncidence amusante.
J'ai posé ma question par courrier électronique à la Ville le 6 mai à 11h43. Le courrier ci-dessus a été adressé aux Directrices d'Ecoles le 6 mai à 15h14. Est ce que j'aurais servi de rappel ? Ce serait amusant. Dommage de ne pas m'avoir mis en copie du courrier aux Ecoles, il répondait à ma question... :-D

 

01 mai 2008

Centre Marc Sangnier - Interview de Gérard Marcon

Gérard Marcon est le Directeur de la Scène Nationale Mont Saint Aignan - Petit Quevilly.

Bien évidemment, pour rédiger les 8 notes concernant le Centre Marc Sangnier et sa possible reconstruction (ou l'arrêt de ce projet), je m'étais entretenu avec lui.

La semaine dernière Pierre Léautey est lui aussi allé chercher l'information à la source et l'a rencontré. :-)

Dès le lendemain, je reprenais donc contact avec M. Marcon et nous avons eu un long moment d'échanges et de discussion autour de la Culture, du projet du Centre Culturel de Mont Saint Aignan et de l'Agglo.

J'ai filmé une partie de cette discussion que j'ai réduite à 8 minutes. L'entretien est scindé en 4 parties :

Dans le premier volet, Gérard Marcon se présente et confirme que Le Maire de Mont Saint Aignan a bien compris le sens de la Scène Nationale ainsi que le lien entre la Scène Nationale et la nécessité d'avoir une nouvelle salle de spectacle. La construction ou non d'un nouveau Centre apparaît donc, démontre-t-il, comme ayant un impact sur la Scène Nationale.

La seconde partie explique l'organisation du projet culturel avec une dimension création et une dimension diffusion.

Dans le troisième moment, le Directeur de la Scène Nationale développe une piste (d'ailleurs évoquée dans une de mes notes) pour sortir de l'impasse en impliquant plus l'Agglomération dans le projet aussi bien en investissement qu'en fonctionnement.

Enfin, il termine sur l'aspect structurant du projet pour l'Agglo et lance un appel au nouveau Président de l'Agglomération, Laurent Fabius, pour qu'il intervienne directement.

Pour mémoire, les adresses des notes consacrées à ce dossier :

Marc Sangnier (Introduction)
Le Rapport Quiot
Le Rapport Quiot (2)
Le désaccord
La Scène Nationale
Le projet d'un nouveau Centre
Le projet architectural
Et demain...

29 avril 2008

Jérôme Ladiray expose

La Galerie Jérôme Ladiray change de lieu. Régulièrement, je parle sur ce site des expositions organisées par Jérôme Ladiray (pour les nouveaux venus, le rapport avec Mont Saint Aignan est tout simplement que Jérôme y habite et que j'apprécie ce qu'il fait et ce qu'il représente).

Il est à présent dans un nouvel espace au 96 rue Jeanne d'Arc (en haut de la rue donc). A l'occasion de son ouverture, il présente jusqu'au 15 mai, Alix Delmas dont vous pourrez visiter le site Internet (avant de vous rendre à la galerie :-) ).

La galerie est ouverte tous les jours de 17 heures à 20 heures.

24 avril 2008

Une médiathèque à Mont Saint Aignan

J'ai promis de revenir sur ce sujet. Bien entendu, il n'est pas possible de faire un dossier aussi détaillé que celui du Centre Marc Sangnier puisqu'il n'existe, pour l'instant, pas d'étude poussée sur ce thème (à ma connaissance).

Néanmoins quelques informations peuvent déjà lancer le débat.

Pour faire une médiathèque reconnue comme telle et donc qui bénéficie de subventions, des règles doivent être respectées :
- surfaces ouvertes au public
- horaires d'ouvertures donc personnel disponible
- etc...

La règle de surface est proportionnelle au nombre d'habitants. A Mont Saint Aignan, il faudrait :

0,07 * 21265 = 1 480 mètres carré de surface au public

Avec les surfaces de bureaux pour le personnel, les espaces de stockages, un local technique, on peut considérer que 1 800 m2 sont nécessaires pour une vraie médiathèque.

La première question qui se pose est de trouver une telle surface. Déjà à l'époque du dossier Marc Sangnier, certaines pistes avaient été examinées. Par exemple, le bâtiment situé sur le côté de la Place Colbert avait été évoqué. Mais depuis, il a été repris par la Région qui l'a rétrocédé à l'Université (pour la Présidence, je crois). Cette piste ne me paraît plus plausible, mais c'est à vérifier.

Donc le débat est ouvert sur l'emplacement.

La seconde question concerne le plan de financement. Si 50% voire plus peuvent être subventionnés sur la partie investissement/création de la médiathèque, le poste le plus lourd est celui du fonctionnement, par définition peu subventionné.

Par comparaison avec d'autres médiathèques, il semblerait qu'un budget de 400 000 euros/an soit nécessaire pour notre médiathèque. C'est bien évidemment une estimation et vos avis sont les bienvenus.

Je vais essayer de compléter progressivement cette note d'éléments plus solides mais le débat peut évidemment commencer.

20 avril 2008

Un film gratuit par mois

Chaque mois, le Pôle Image de Haute Normandie vous offre un film gratuit.

Il s'agit de courts métrages que vous pouvez découvrir à cette adresse : Pôle Image Haute Normandie

15 avril 2008

Marc Sangnier - 8 - Maintenant et demain

Aujourd'hui, à ma connaissance, tous les acteurs sont en attente de la décision de la nouvelle majorité. L'édition du Paris Normandie de ce lundi laisse entrevoir que le débat pourrait être tranché : le projet ne verrait pas le jour.

Mais, le Maire n'avait, à la publication de l'article, rencontré ni le Directeur de la Scène Nationale, M. Marcon, ni l'Architecte, M. Borel.

Plusieurs questions (m') ont été posées.

L'arrêt du projet a-t-il un coût ?

Oui évidemment. L'étude Quiot a été payée par la Ville 52 500eurosHT. Des questionnaires ont été adressés aux habitants (je n'ai pas le coût de cette enquête). Les candidats à l'appel d'offres ont reçu 21700euros HT (87 000eurosHT environ). La phase Avant Projet Sommaire est achevée (APS). La Phase Avant Projet Détaillée est aussi à son terme. Il me semble que le paiement de ces deux phases doit être aux environs de 300 000 euros HT à verser l'architecte. Au total, un minimum de 400000euros a été investi en coûts directs (sans compter donc les heures des équipes de la Mairie).

Doit-on un dédit en cas d'arrêt ?

De mon point de vue, la réponse est oui. En effet, quel que soit le contrat avec le Maître d'Oeuvre, le Code des Marchés Publics s'applique. Celui-ci stipule que si une Collectivité peut interrompre un projet sans se justifier, elle doit payer "Les dépenses engagées par le titulaire en vue de l'exécution des prestations qui n'ont pas été fournies à la personne publique, dans la mesure où ces dépenses n'ont pas été amorties antérieurement ou ne peuvent pas l'être ultérieurement, savoir :

  • le coût des matières et objets approvisionnés en vue de l'exécution du marché ;
  • le coût des installations, matériels et outillages, réalisés en vue de l'exécution du marché ;
  • les autres frais du titulaire se rapportant directement à l'exécution du marché.

3° Les dépenses de personnel dont le titulaire apporte la preuve qu'elles résultent directement et nécessairement de la résiliation du marché.

4° Une somme forfaitaire calculée en appliquant au montant hors T.V.A., non révisé, de la partie résiliée du marché, un pourcentage fixé par le marché ou, à défaut, égal à 4 p. 100."

Le projet étant dans sa phase APD, le travail accompli sera à rémunérer, il me semble. Les sommes versées au Maître d'Oeuvre pour la première phase sont de toutes les façons perdues en cas d'arrêt.

Quel est le coût réel du projet ?

Aaaah ! Bonne question car plusieurs chiffres ont circulé et le mélange du hors taxe et du TTC permet plusieurs versions. Selon mes informations, le budget actuel serait de 7,5MeurosHT plus le coût du Maître d'Oeuvre soit un total de 8,5MeurosHT.

Mais pour la Ville le coût est évidemment inférieur car tout dépend des financements. Dans l'état actuel des subventions, il doit rester 4,5Meuros à la charge de la Ville (ce chiffre est à vérifier car je dispose pas de dernier plan de financement).

CEPENDANT, et c'est le plus amusant, l'Agglo n'a pris en charge que ce qu'elle considère d'intérêt communautaire : la petite salle de création. Autrement dit, le Hall d'Entrée du bâtiment n'est pas dans les surfaces financées par l'Agglo (on se demande bien par où on passe pour atteindre l'espace d'intérêt communautaire ! :-) ). Ainsi, si un nouvel élu, ayant plus de poids à l'Agglo, ayant la capacité à mieux défendre son projet parce que ayant plus d'amis politiques, etc..., obtenait une révision de cette position surprenante, TOUS les financements évolueraient. En effet, l'Agglo est le "financeur" de référence....

Une rénovation serait-elle moins bien subventionnée ?

Cette question a été plusieurs fois évoquée sur ce blog. En fait, le problème n'est pas de savoir si c'est une rénovation ou une construction. Il s'agit "simplement" pour obtenir les subventions d'Etat de respecter les engagements pris auprès de la DRAC et, notamment, de mettre à disposition au minimum une salle de création avec accès prioritaire réservé pour la Scène Nationale. Donc quelle que soit la décision de la nouvelle équipe, si elle veut disposer des subventions, il lui faudra rentrer dans les engagements pris. C'est la raison pour laquelle la précédente équipe dit que le coût sera au final le même et qu'en plus le résultat sera moins esthétique puisqu'il y aura une extension sur un vieux bâtiment.

Si, en revanche, il n'y a pas de nouvelle salle de construite (par exemple, parce qu'un accord est trouvé avec une autre salle sur la commune ou qu'une autre solution de ce type est retenue) alors les subventions seront réduites.

En résumé, une rénovation pourrait être subventionnée si elle correspond à un projet culturel validé par tous les acteurs.

Quelle est l'opinion de la majorité des habitants de Mont Saint Aignan ?

Cette question est évidemment importante et les avis divergent. De mon point de vue, les habitants n'ont pas vraiment tranché lors de la dernière élection sur ce point. Je n'ai pas le sentiment que le Centre Marc Sangnier ait été l'élément le plus important de l'élection. De plus, quels sont les habitants qui ont eu tous les éléments pour prendre une décision éclairée ? Qui a eu le rapport d'étude initiale à sa disposition ? Qui a pu débattre avec les professionnels du Centre et du domaine culturel (Directeur de la Scène Nationale, les représentants de la DRAC, etc...) ? Sans doute trop peu. Le faible nombre de réponses aux questionnaires de la Ville ne permet pas d'avoir, à mon avis, une position claire des habitants de Mont Saint Aignan.

Par ailleurs, selon que le projet est uniquement centré sur Mont Saint Aignan ou qu'il s'agit d'un projet d'Agglomération, les approches de décision diffèrent. Le rôle d'un élu est aussi d'avoir une vision et de la proposer à ses électeurs. Je ne préjuge donc pas de la décision de la nouvelle équipe. Mais il me semble que les consultations avec les professionnels du domaine n'ayant pas encore eu lieu, il n'est pas possible de déterminer de ce qui sera annoncé. Le financement du projet est aussi un des éléments de ce dossier.

En cas d'abandon du projet, que se passe-t-il et quels seraient les délais ?

Tout d'abord, la Ville va informer ses partenaires : Scène nationale, DRAC, FNADT, Agglo, etc... Elle devra évidemment reconstituer un dossier complet. Si comme l'annonce Pierre Léautey dans Paris Normandie, une nouvelle étude est initiée, il faudra compter sur la publication de ses conclusions (l'été ?) puis sur la prise de décision et la recherche de financements. Les partenaires devront donner leur accord sur cette nouvelle approche.

J'imagine que cela pourrait être fait pour le début ou courant 2009 ? Le problème du choix de la rénovation sera l'arrêt total des spectacles pendant les travaux. Une saison de programmation pourrait alors disparaître.

Je crains de ne pouvoir être plus précis sur les délais. Concernant la Scène nationale, j'observe qu'aucune Scène Nationale n'a jamais perdu son label, ce qui est plutôt rassurant....

Au cours de la soirée MDA, Paris Normandie a publiquement demandé à M. Borel quel était son point de vue sur les conséquences de l'arrêt du projet de Nouveau Centre Culturel. J'ai immédiatement saisi mon camescope pour vous rapporter sa réponse qui sera le mot de la fin :-)

Marc Sangnier - 7 - Le projet

Le nouveau bâtiment est donc présenté par l'architecte Frédéric Borel sous forme de maquettes et de photos virtuelles. On les trouve sur son site mais aussi sur celui de la Scène Nationale Petit Quevilly - Mont Saint Aignan  (ce lien peut disparaître selon ce qu'il adviendra du projet...).

Dans un document édité par la Ville une première description en est faite dans une plaquette jointe à un exemplaire du BIM. Le schéma sur la plaquette est important car il répond à deux questions :

- l'une posée en Conseil Municipal sur l'emplacement exact et l'avenir de l'ancien Centre Marc Sangnier
- l'autre sur la place des espaces verts dans le nouveau projet.

La plaquette est disponible ici : plaquette_ccms_juin.pdf

M. Borel étant présent lors de la manifestation à la Maison de l'architecture la semaine dernière, j'ai enregistré son intervention sur le rôle de l'Architecte dans la société :

Par ailleurs, je vous propose un petit tour de la maquette du Centre (virtuel) Marc Sangnier qui comprend donc :

  • une salle de création de 100 places environ, dont la priorité est accordée à la Scène Nationale et aux artistes en résidence
  • une salle de diffusion de 350 places conforme aux nouvelles de normes de sécurité et de la législation en matière d'insonorisation
  • des salles spécifiques pour la musique et, en particulier, pour l'EIJ.

14 avril 2008

Marc Sangnier - 6 - Le projet d'un nouveau Centre

Courant 2005, la Ville a édité un document présentant le projet d'un nouveau Centre en indiquant s'appuyer sur un rapport externe (celui dont je vous ai parlé) et en expliquant pourquoi ne pas voir choisi la voie d'une rénovation.

Le principe du financement est évoqué aussi dans ce dossier.

Le 26 Septembre 2005, le Conseil Municipal de Mont Saint Aignan décide de lancer un concours d'architecte sur la base du rapport Quiot et des engagements pris, notamment, concernant la Scène Nationale. Le projet est à ce stade finalisé pour l'appel d'offres :

  • l'Ariel est maintenu à son emplacement actuel
  • l'espace multimédia est retiré du projet
  • différentes surfaces sont réduites et optimisées (rencontres, administration)

La surface globale du bâtiment est alors ramenée à 2 727m2.

Une indemnité de 26000eurosTTC est prévue pour chaque candidat au concours (c'est l'usage en raison des investissements pour les architectes qui répondent à un tel appel d'offres).

71 candidatures ont été reçues et, en Novembre 2005, 4 candidats ont été retenues. Le 14 avril 2006, le Groupement de Frédéric Borel a été sélectionné sur la base de critères précis et rigoureux.

Ce Groupement inclut :

  • Architecte : F. Borel
  • Bureau d'études : SIBAT
  • Acousticien : Avel Acoutisque
  • Scénographe : Changement à vue
  • Concepteur Lumière : l'Observatoire
  • Paysagiste : Valérie Patrimonio

La rémunération du Maître d'Oeuvre est un pourcentage du montant de la réalisation conformément aux règles du Code des Marchés Publics (avec des contraintes de non dépassement de seuil). Le pourcentage est pour ce marché de 12,84%.

C'est donc à compter de cette date que la Ville a pu consolider son plan de financements.

Le bâtiment est décrit synthétiquement dans une note publiée alors par la Ville :  lettre_CCMS.pdf

13 avril 2008

Marc Sangnier - 5 - Scène Nationale

Le projet culturel de la Ville de Mont Saint Aignan a pour pierre angulaire la Scène Nationale. Il me paraît donc fondamentale d'expliquer en quelques lignes ce qu'est une Scène Nationale.

Tout commence avec les Maisons de la Culture créées par André Malraux dans les années 60. La première Maison de la Culture voit le jour au Havre en 1961. En 30 ans, une dizaine Maisons de la Culture voient le jour.

En 1991, Bernard Faivre D'Arcier les regroupe sous le label Scène Nationale.

"Scène Nationale  est un label accordé par le ministère de la Culture à des théâtres publics français.

Son objectif est d'être un lieu de production et de diffusion de la création contemporaine.

Élément de la décentralisation théâtrale avec les centres dramatiques nationaux, les scènes nationales doivent participer au développement culturel dans leur ville et leur territoire.

Ce label, mis en place en 1991 par Bernard Faivre d’Arcier, directeur du théâtre et des spectacles au ministère de la Culture, a permis de regrouper sous une même dénomination les maisons de la Culture, les centres d'action culturelle et les centres de développement culturel.

Il existe 70 scènes nationales en France. Elles sont traditionnellement cofinancées pour partie par la ou les collectivité(s) locale(s) et par le ministère de la Culture, via les DRAC." Source Wikipédia

Ainsi que me l'a expliqué M. Gérard Marcon, Directeur de la Scène Nationale Petit Quevilly / Mont Saint Aignan, le projet de Centre Culturel et le label Scène Nationale sont fortement liés.

En effet, les engagements pour obtenir le label Scène Nationale sont décrits au sein d'un projet Culturel validé par la DRAC. Dans ce projet, il doit y avoir une forte priorité voire une exclusivité de la salle de spectacle pour la Scène Nationale. Mont Saint Aignan ne disposant actuellement que d'une salle, cet engagement est dans la pratique difficile à respecter.

Ainsi quand des artistes doivent être accueillis en résidence, la salle se trouve monopolisée. Du coup, cela ne peut se faire qu'à des périodes très réduites.

Lors de la fusion, et compte-tenu des engagements liés au label, il semblait légitime que ce projet devienne celui d'une Scène Nationale d'Agglomération.

Pour M. Marcon, il serait logique que le projet soit poursuivi avec un renforcement des financements de la part de l'Agglomération (ce qui permettrait de réduire l'investissement de la Ville). La précédente majorité l'avait tenté mais faute d'appuis suffisants à l'Agglo elle n'avait pas obtenu les montants qu'elle espérait.

Marc Sangnier - 4 - Le désaccord

Entre la fin du rapport (été 2003) et le courant de l'année 2004, la Ville a cherché les financements du projet. L'idée d'inclure le cinéma Ariel dans le nouveau bâtiment existe dans le projet publié dans le courant de l'année 2004, la seconde option du projet sera privilégiée après les recherches de financement (courant 2005).

Si le projet proposé semble avoir l'assentiment des professionnels de la culture que le Cabinet Quiot avait rencontré, en revanche, du côté des élus de Mont Saint Aignan, l'opposition s'organise. En particulier, M. Charef constitue une association "Sauvons le Centre Socio-Culturel Marc Sangnier" qui regroupe des habitants hostiles au projet (dépôt en préfecture le 28 juin 2004).

Au cours de la procédure, il demande à la Ville de produire des études de rénovation du Centre actuel. La Ville produit alors une note que je vous soumets car elle a été parfois évoquée dans des débats (j'ai simplement retiré la signature de l'auteur du document) :  MS-NoteInterne.pdf

Dans la même période, la Ville adresse 8000 questionnaires aux habitants de la Ville. Au 13 décembre 2004, 16 réponses au questionnaires auraient été reçues par la Ville.

Information importante : Demain lundi 14 avril, Paris Normandie publie un long article sur ce dossier du Centre Marc Sangnier et les différents points de vue (F. Guégot, P. Léautey, G. Marcon, etc...).

Ma Photo

La Lettre MSA.info

  • Adresse mail

Rechercher

Publicité

  • Classement de sites - Inscrivez le vôtre!
  • blog76
  • Links to Site
  • Liberté d'expression
    Pour la défense de la libre expression citoyenne sur le Web
    Recommandé par des Influenceurs.
  • Liens
  • Annonces Google

Suivi